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♫ Le petit monde de Léane B. ♫

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Parlons de livre de tous genres, mais aussi parfois de cinéma et de musique !

[Fiche livre] Poupée Volée - Elena Ferrante

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Titre : Poupée volée

Auteur : Elena Ferrante

Edition : France Loisirs

Année d’édition : 2006
Nombre de pages : 284

 

Note : ♥♥♥♥

Résumé : Leda, quarante-huit ans, a laissé partir ses filles chez leur père, au Canada. Elle en profite pour partir en vacances près de Naples. Là, elle se lie d’une étrange amitié avec une mère et sa fille, à qui elle vole la poupée.

L’auteur : Elena Ferrante est napolitaine. Son premier roman, « L’amour harcelant », a reçu les Prix Oplonti et Procida Elsa Morante. Malgré cela, elle refuse d’être un personnage connu. Elena Ferrante serait donc un pseudonyme.

Critique : J’ai choisi ce livre un peu par hasard. Il fallait que j’en achète un, et j’ai craqué sur la couverture (comme c’est étrange…). J’ai mis un peu de temps à me lancer dans sa lecture, mais une fois le roman commencé, impossible de m’arrêter. J’ai dévoré ce petit livre à une vitesse ahurissante. Elena Ferrante parle dans ce livre des sentiments d’une mère. Leda est un personnage attachant sans être agaçant. Elle ne tombe pas dans la guimauve. On sait d’elle ce que l’on a besoin de savoir, ni plus ni moins. Au fil des pages, Leda devient une personnalité plutôt qu’un physique. Elle semble être un amas d’humeurs changeantes. Sur la plage, elle ne cesse d’observer une mère et sa fille, particulièrement complices. Ce lien qu’elle observe force la comparaison avec celui qui la lie à ses filles d’une manière assez insolite. Leda n’a rien de la mère parfaite, et c’est ça qui en fait un personnage marquant. L’histoire se tisse autour d’un évènement en fait : le vol de la poupée de la petite fille. Pourquoi donc a-t-elle fait cela ? On ne le sait pas vraiment. Elena Ferrante donne à réfléchir dans cette œuvre de grande littérature. On songe aux liens unissant les mères à leurs filles, à leurs époux et à leur famille. Tout cela s’entrelasse de façons parfois surprenantes. J’apprécie vraiment le parallèle fait entre Leda, narratrice interne, et Nina, la mère de la petite fille.
Au niveau du style d’écriture, on se trouve face à un narrateur interne. Le récit se fait à la première personne et au passé. Par cela, l’auteur force l’immersion. Elle ne parle pas d’une mère mais de la mère. On ne peut donc pas la juger. Elle ne peut rien contre ses émotions, qu’importe ce à quoi elles la pousse. J’ai beaucoup apprécié le regard que la narratrice porte sur elle-même. C’est à se demander si elle ne parle pas d’elle ou de choses qu’elle connaît tellement c’est criant de vérité. Non pas que j’adhère au comportement de Leda, mais au moins, il est franchement crédible. Finalement, on se dit que Leda n’est pas un personnage de fiction mais un être représentant une catégorie de femmes.
Bref, je vais m’arrêter là, je m’éloigne trop du livre. Donc, pour résumer : Poupée volée est un livre à dévorer d’urgence !  

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