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♫ Le petit monde de Léane B. ♫

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Parlons de livre de tous genres, mais aussi parfois de cinéma et de musique !

[Fiche Film]Inju, la bête dans l'ombre

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Genre : Thriller
Origine : Français
Réalisateur : Barbet Shroeder
Musique : Non communiquée
Date de sortie en au cinéma : 3 septembre 2008
Durée : 1h45
Rating : Accord parental.

Note : ♥♥♥

Casting :
*Benoît Magimel dans le rôle d’Alex Fayard
*Lika Minamoto dans le rôle de Tamao
*Shun Sugata dans le rôle du commissaire
*Gen Shimaoka dans le rôle de Ken Honda

 

Résumé : Pour la promotion de son dernier roman noir, Alex Fayard se rend au Japon. Il espère y rencontrer un écrivain qu’il admire particulièrement : Shundei Oe. Lorsque Tamao, une geiko, lui apprend qu’elle est menacée par un ancien amant qui pourrait être Shundei Oe lui-même, il décide de l’aider, voyant dans cette rencontre l’occasion de lever le voile sur ce mystérieux écrivain.
 

Critique : Wahou. J’ai été prise dans le film du début à la fin. J’ai retenu ma respiration et j’ai cherché en même temps qu’Alex qui était le mystérieux Shundei Oe. Le film est tellement bien fait, que je n’ai pas deviné avant que la fin ne lève le voile. Et là je me suis dit « ah, mais c’est logique ! Pourquoi je l’ai pas vu pas venir ! Je savais qu’il était louche ! »
En temps normal, je ne suis pas du tout fan de Benoît Magimel – à chacun ses goûts. Mais comme je suis une cinéphile avertie, je ne me suis pas arrêtée au casting et je me suis lancée. Franchement, je n’ai pas été déçue. Le scénario nous emmène dans une enquête informelle mais organisée avec minutie. L’ambiance est extraordinaire dans le sens qu’on pénètre dans un Japon plein de mystères et de traditions. Le personnage de Shundei Oe contribue largement à cette ambiance. Dès le départ, on sait quel genre d’esprit l’habite. En revanche, on ne sait ni jusqu’où il pourrait aller ni même sa véritable identité. Tout le monde alors devient suspect. Nous nous transformons en paranoïaques nerveux, en quête du plus petit des détails pouvant nous guider dans la découverte de l’identité de l’écrivain. Et, lorsqu’on croit l’avoir découvert, on reste tout de même mal à l’aise, le temps d’une confirmation ou d’une infirmation réelle. La chute donc est formidable. Elle arrive subtilement et nous fait revenir sur les convictions profondes qui nous guidaient un peu plus tôt.
Comme je suis fascinée par l’univers des geikos et des geishas, j’ai beaucoup aimé la présence incessante de Tamao. Par contre, elle ne correspond pas vraiment à l’image classique de la geisha ce qui me l’a parfois rendue antipathique. Mais elle est restée tout du long l’objet de mon étrange fascination, la « victime »  d’une manipulation terrifiante.
Je pourrai en dire encore plus sur le film et développer notamment sur la fin ou les indices laissés volontairement pour nous laisser présager la chute, mais comme toujours, je ne veux pas vous en dévoiler trop, si vous lisez cela avant d’avoir vu le film.
Donc pour résumer, c’est un film qu’il faut voir. On ne rit pas, on ne pleure pas non plus. On s’inquiète, on se questionne, et on cherche. Tout est manipulation habile qui nous embarque avec subtilité et fait de nous des victimes de l’intelligence de Shundei Oe.
Une petite note : Au début, Alex Fayard nous décrit Shundei Oe comme quelqu’un d’obsédé par le triomphe du mal. Vous pourrez faire avec cela un parallèle avec la fin.
 
 

 

 

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